La vérité sur l’Affaire Harry Quebert – Joël Dicker (Editions de Fallois)

La Vérité sur l'Affaire Harry QuebertEditions de Fallois /L’Age d’Homme – 670 pages – publié en novembre 2012
Cette histoire se situe aux États-Unis un peu avant  la première élection d’Obama, lors de l’été 2008.
Elle met en scène un jeune écrivain, Marcus Goldman, qui a connu un très  très grand succès avec la publication d’un premier roman, et est devenu une « star » des médias américains. Cependant il est en panne d’inspiration pour l’écriture d’une deuxième œuvre que son éditeur le presse de produire.
Il reprend alors contact avec son professeur d’université, Harry Quebert, qui, lui, est devenu un écrivain « phare » de la littérature nord-américaine contemporaine après la publication d’un premier roman devenu « culte » .
Mais bientôt Harry Quebert va être accusé du meurtre d’une jeune fille  disparue en 1975 et dont le corps vient d’être retrouvé 33 ans après !!!
Marcus Goldman ne peut pas se résoudre à reconnaître son ancien professeur comme un meurtrier et il se lance dans une enquête parallèle à celle de la police.
Ce livre se lit comme un polar, l’intrigue est prenante et tient en haleine. Mais c’est beaucoup plus qu’une énigme policière, c’est toute une réflexion sur la vie, sur ce qui conduit un jeune à construire sa vie, à se déterminer des objectifs, à trouver son identité, c’est aussi une peinture de la société américaine, du fonctionnement de sa justice et de ses médias. Et c’est surtout une analyse sur l' »écriture », ce qui pousse une personne à écrire, pourquoi et comment devient-on  écrivain, dans quel but et par quels moyens ?
A travers ce roman  Joël Dicker exprime sa propre réflexion sur sa condition de jeune auteur.

Ce livre écrit par un jeune écrivain âgé de 27 ans a été plébiscité par les lycéens qui lui ont attribué le prix Goncourt 2012. On comprend l’intérêt que les jeunes ont pu trouver dans ce roman qui parle de leurs préoccupations et du monde dans lequel ils doivent construire leurs vies.
Bien que je ne sois plus « jeune », j’ai personnellement beaucoup aimé .

Françoise Ledoux

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