Les nouveautés de mars 2015 : présentation

Les textes de présentation de ces livres sont ceux qui sont rédigés par les éditeurs. Ils donnent un aperçu du sujet. Ils ne sont  pas une analyse critique de ces livres mais une publicité pour donner au lecteur l’envie de les lire. Ils n’engagent donc absolument pas les rédacteurs de ce site.

Effet Papillon Adler-OlsenSi William Stark n’avait pas été intrigué par un SMS envoyé du Cameroun, René Ericksen, son boss au Bureau d’Aide au Développement, n’aurait pas été obligé de se débarrasser de lui. Si Marco, un jeune voleur gitan, n’avait pas trouvé refuge là où le cadavre putréfié de Stark végète depuis trois ans, son oncle, chef d’un réseau mafieux, n’aurait pas lancé ses hommes à ses trousses à travers tout Copenhague pour l’empêcher de révéler à la police l’existence de ce corps qu’il a enterré de ses propres mains…
Pour stopper cet engrenage de la violence, l’inspecteur Carl Mørck et l’équipe du Départment V doivent retrouver Marco. Et remonter la piste d’une affaire dont les ramifications politiques et financières pourraient bien faire vaciller l’intégrité politique du Danemark.

je viens - emmanuelle Bayamack-TamJe viens est un roman comique. Il mouline les sujets qui fâchent, le racisme qui a la vie dure, la vieillesse qui est un naufrage, et les familles que l’on hait. Il illustre une fois de plus les lois ineptes de l’existence et leurs multiples variantes : l’amour n’est pas aimé, le bon sens est la chose du monde la moins partagée, les adultes sont plus immatures que les enfants, les riches se reproduisent entre eux et prospèrent sur le dos des pauvres, etc. (…)
Je viens est un roman fétichiste, investi par les objets, ceux que l’on achète, collectionne, inventorie, transmet. Ce livre est une maison, Bleak House dickensienne dans laquelle chaque narratrice (elles sont trois) s’aménage une chambre à soi. (…)
Je viens est une histoire de fantômes, trois morts que la maison cantonne dans une pièce embrumée de fumerolles bleues. Pythonisses incertaines de leurs oracles, détenteurs d’une sagesse qui peine à s’exprimer, ils n’en vaticinent pas moins à l’intention de Charonne, Nelly et Gladys (…).
Je viens est fait d’autres livres. C’était déjà le cas des précédents romans d’Emmanuelle Bayamack-Tam, mais elle semble avoir décidé de systématiser et surtout d’exhiber le procédé. (…)
Enfin, Je viens est un triple portrait de femmes. Une fille, sa grand-mère et sa mère y prennent successivement la parole. Les trois récits se recoupent parfois, sans qu’il y ait de redite, ni même de véritable concordance.

Prends garde - Milana Agus et Lucina CastellinaPouilles, printemps 1946. D’un côté il y a les sœurs Porro, qui vivent recluses dans leur palais et ignorent le monde environnant. De l’autre les ouvriers agricoles, bousculés par la guerre et tenaillés par la faim. Les sœurs continuent à tenir leur rang, à se rendre à l’église, à se pencher sagement sur leurs broderies. Les travailleurs, eux, se mobilisent pour obtenir un emploi, nourrir leurs enfants, contenir la pression des réfugiés qui affluent dans la botte du pays. Ce jour de mars 1946 la foule se rassemble sur la place où s’élève la noble demeure pour un meeting syndical lorsqu’un coup de fusil retentit…

 

Vivre vite« Regardez-moi bien. Qui sait si je serai encore là demain… »

Aussi célèbre soit-il, James Dean, symbole de la jeunesse éternelle, demeure toujours aussi insaisissable. Vivre vite, roman choral tout en nuances, dresse, à travers la voix de ses proches, le portrait intime d’un garçon de l’Indiana, inconsolable et myope, turbulent mais d’une beauté irrésistible, qui s’est donné à tous, sans jamais appartenir à personne : un acteur incandescent devenu, en trois films et un accident de voiture, une icône intemporelle.
A lire, l’analyse de « vivre vite » sur le site des amis de la bibliothèque de Pléhédel.

 

C_La-Bibliotheque-des-curs-cabosses_5679Tout commence par les lettres que s’envoient deux femmes très différentes : Sara Lindqvist, vingt-huit ans, petit rat de bibliothèque mal dans sa peau, vivant à Haninge en Suède, et Amy Harris, soixante-cinq ans, vieille dame cultivée et solitaire, de Broken Wheel, dans l’Iowa. Après deux ans d’échanges et de conseils à la fois sur la littérature et sur la vie, Sara décide de rendre visite à Amy. Mais, quand elle arrive là-bas, elle apprend avec stupeur qu’Amy est morte. Elle se retrouve seule et perdue dans cette étrange petite ville américaine.
Pour la première fois de sa vie, Sara se fait de vrais amis – et pas uniquement les personnages de ses romans préférés –, qui l’aident à monter une librairie avec tous les livres qu’Amy affectionnait tant. Ce sera pour Sara, et pour les habitants attachants et loufoques de Broken Wheel, une véritable renaissance.
Et lorsque son visa de trois mois expire, ses nouveaux amis ont une idée géniale et complètement folle pour la faire rester à Broken Wheel…

La tresse de JeanneEn 1905, Jeanne ne peut croire que son père, « johnny », ait sombré en bateau avec ses compagnons au large de Saint-Malo. Pour son seizième anniversaire, elle décide de partir à sa recherche et reprend tout naturellement le métier de son père. Or, à ce jour, il n’y a jamais eu aucune femme chez les « johnnies ». La jeune fille sacrifie sa longue tresse et s’habille en homme pour mener son enquête, qui va la conduire de Roscoff à Saint-Malo et jusqu’aux villages anglais où son père effectuait ses livraisons régulières…

 

 

Sa vie dans les yeux d'une poupéeDeux écorchés vifs. Deux rêves de seconde chance. Un regard pour renaître…
Provocateur, cynique et misogyne, Marc est affecté à la brigade des moeurs après un grave accident.
Quand, dans le cadre d’une enquête, il croise la douce Barbara, le policier est troublé par son regard presque candide, touché par cette fragilité que partagent ceux qui reviennent de loin. Ému. Au point de croire de nouveau en l’avenir.
Mais il est aussi persuadé qu’elle est la pièce manquante, le pion à manipuler pour démasquer le psychopathe qu’il traque.
Et s’il se trompait ?
Le pire des monstres est parfois celui qui s’ignore, quand bien même il rêve sa vie dans les yeux d’une poupée…

les-enfants-de-l-ecole-du-diableUne chronique villageoise dans les années 1950 en Bretagne rurale et le regard d’une petite fille sur sa mère institutrice à l’école laïque, l’école du diable…
Ils s’appellent Marie, Hervé, Roger, Nadège…, orphelins de l’Assistance, sans le sou, cancres, bons à rien, et sont les élèves de l’école laïque de Brennac. Au cœur de la Bretagne rurale des années 1950 où l’église régente tout, l’école sans Dieu, républicaine, gratuite et mixte, est encore l’école du diable !
Mais les jets de cailloux de « ceux du privé », le mépris des « bien-pensants », l’hostilité du maire qui refuse le plus petit centime pour acheter des craies ou un poêle à une classe déjà dépouillée de tout n’altèrent en rien l’énergie de l’institutrice, Julia, qui, en un véritable sacerdoce, s’acharne envers et contre tous à mener dignement ses protégés vers un minimum de « savoir-faire à défaut de savoir ».
Elsa, huit ans, raconte ici son enfance imprévisible et brosse un bouleversant portrait de sa mère, héroïne des temps modernes. Ainsi défile une chronique profondément humaine sur l’engagement et l’école pour tous.

le passé imparfaitLorsque commence cette histoire, le narrateur est sans nouvelles de Damien Baxter depuis près de quarante ans. Inséparables durant leurs études à Cambridge, leur indéfectible amitié s’est muée en une haine féroce, suite à de mystérieux événements survenus lors de vacances au Portugal en 1970. Aussi, le jour où notre homme reçoit une invitation de Damien, la surprise est-elle de taille. Après des retrouvailles déconcertantes dans un magnifique manoir de la campagne anglaise où Damien vit seul, entouré de son personnel, ce dernier fait à son invité une révélation inattendue : il est atteint d’une maladie incurable et n’a pas d’héritier à qui léguer son immense fortune. À moins que… Quelques années auparavant, une femme lui a adressé une lettre anonyme dans laquelle elle prétendait qu’il était le père de son enfant. Une femme rencontrée entre 1968 et 1970. Damien propose alors à notre héros de partir à la recherche de ses anciennes conquêtes, cinq jeunes filles de bonne famille que les deux amis ont fréquentées dans le Londres des Swinging Sixties. C’est le début d’un voyage vers un passé plein de fantômes, de secrets et de révélations surprenantes.

Retraçant l’évolution de la haute société anglaise depuis la fin des années 1960, Julian Fellowes dresse le tableau d’une classe et d’un pays en pleine mutation. Il nous offre surtout un personnage inoubliable qui, au rythme de révélations qui le bouleverseront tout autant que le lecteur, va peu à peu prendre conscience que si les temps ont changé, lui aussi.

Le Principe- JFerrariFasciné par la figure du physicien allemand Werner Heisenberg (1901-1976) qui, après avoir élaboré le célèbre « principe d’incertitude », jeta les bases de la mécanique quantique, un jeune aspirant-philosophe désenchanté s’efforce, à l’aube du XXIe siècle, de considérer le mal à l’œuvre dans le monde contemporain et l’incomplétude de sa propre existence à l’aune de la destinée de cet homme de sciences exceptionnel.
Jérôme Ferrari met en scène la rencontre obstinément compromise entre l’âme de l’homme et la mystérieuse beauté du monde.
Avec ce roman qui fait entrer en résonance les tragédies du dernier conflit mondial et une modernité rongée par les passions économiques, Jérôme Ferrari met en scène, telle une chute d’Icare toujours recommencée, la rencontre obstinément compromise entre l’âme de l’homme et la mystérieuse beauté du monde, que ne cessent de confisquer le dévoiement de la théorie en pratique et la corrosion des splendides innocences premières.

A lire, l’analyse de Le principe sur le site des amis de la bibliothèque de Pléhédel.

Danser les ombresEn ce matin de janvier, la jeune Lucine arrive de Jacmel à Port-au-Prince pour y annoncer un décès. Très vite, dans cette ville où elle a connu les heures glorieuses et sombres des manifestations étudiantes quelques années plus tôt, elle sait qu’elle ne partira plus, qu’elle est revenue construire ici l’avenir qui l’attendait.
Hébergée dans une ancienne maison close, elle fait la connaissance d’un groupe d’amis qui se réunit chaque semaine pour de longues parties de dominos. Dans la cour sous les arbres, dans la douceur du temps tranquille, quelque chose frémit qui pourrait être le bonheur, qui donne l’envie d’aimer et d’accomplir sa vie. Mais, le lendemain, la terre qui tremble redistribue les cartes de toute existence…
Pour rendre hommage à Haïti, l’île des hommes libres, Danser les ombres tisse un lien entre le passé et l’instant, les ombres et les vivants, les corps et les âmes. D’une plume tendre et fervente, Laurent Gaudé trace au milieu des décombres une cartographie de la fraternité, qui seule peut sauver les hommes de la peur et les morts de l’oubli.

A lire, l’analyse de Danser les ombres sur le site des amis de la bibliothèque de Pléhédel.

Le Temps d'un autreRobin Timariot est à la croisée des chemins. Son frère aîné, Hugues, vient de décéder, et Robin doit décider s’il reste à la Commission européenne à Bruxelles où son avenir semble tracé, ou s’il revient dans l’entreprise familiale que son frère dirigeait. Avant de trancher, Robin s’accorde quelques jours pour randonner seul sur la levée d’Offa, près de Knighton. Sur un sentier, alors qu’il contemple le paysage, il croise une femme avec laquelle il échange quelques mots. Son air mélancolique le trouble profondément et leur rencontre furtive commence à l’obséder. Quelques jours plus tard, il apprend qu’elle a été violée et étranglée, le jour même de leur rencontre, dans la maison d’un artiste réputé. Choqué et en proie à un sentiment de culpabilité, il se rend au commissariat sans se douter qu’il va être propulsé dans un sombre tourbillon de mort et de vengeance.

Nuits-de-Reykjavik-Les-HDErlendur le solitaire vient d’entrer dans la police, et les rues de Reykjavik dans lesquelles il patrouille de nuit sont agitées : accidents de la circulation, contrebande, vols, violences domestiques… Des gamins trouvent en jouant dans un fossé le cadavre d’un clochard qu’il croisait régulièrement dans ses rondes. On conclut à l’accident et l’affaire est classée. Pourtant le destin de cet homme hante Erlendur et l’entraîne toujours plus loin dans les bas-fonds étranges et sombres de la ville. On découvre ici ce qui va faire l’essence de ce personnage taciturne : son intuition, son obstination à connaître la vérité, sa discrétion tenace pour résister aux pressions contre vents et marées, tout ce qui va séduire le commissaire Marion Briem. En racontant la première affaire d’Erlendur, le policier que les lecteurs connaissent depuis les premiers livres de l’auteur, Arnaldur Indridason dépasse le thriller et écrit aussi un excellent roman contemporain sur la douleur et la nostalgie. De roman en roman, il perfectionne son écriture et la profondeur de son approche des hommes. Un livre remarquable.

Régis JauffretComment imaginer qu’on puisse marcher gaillardement vers la mort, « cet inévitable pays où l’on finit tous par aller se faire foutre », pour reprendre les mots de Régis Jauffret ?

Ce roman mosaïque est constitué de seize fictions. La vieillesse est le véritable héros du livre qu’incarnent des fous, des sages, des braves gens et des infâmes. Ces naufragés du grand âge, hantés par leur fin prochaine, s’avancent comme autant de doubles de nous-mêmes. Une prose rigoureuse, drôle, impitoyable, d’une gaieté macabre, aux phrases affûtées comme le fil d’un rasoir.

 

ob_a01833_a-l-ombre-de-nos-larmesEn Bretagne, à la fin du XIXe siècle. À quatre ans, Jeanne perd ses parents dans l’incendie de leur maison de l’île aux Moines et se réfugie dans le silence. Maltraitée par sa famille d’accueil, elle est sauvée par le docteur Mérieux qui réussit à la sortir de son mutisme et lui transmet sa vocation. Jeanne grandit et devient médecin à son tour. Installée à Loctudy, son humanité et ses compétences font merveille au point que sa réputation s’étend jusqu’à Nantes. Un jour, elle est contactée par le directeur de presse d’un grand quotidien régional : selon lui, la mort de ses parents ne serait pas accidentelle…

 

Un million de révolutions tranquillesIls sortent de la faim et de la pauvreté des centaines de milliers de personnes. Ils sauvent des entreprises. Ils construisent des habitats coopératifs, écologiques et solidaires. Ils ouvrent des cliniques gratuites, des microbanques, des épiceries sans but lucratif ou des ateliers de réparation citoyens. Ils reverdissent le désert et régénèrent les écosystèmes. Ils financent des emplois ou des fermes bio. Et partout dans le monde, ils échangent sans argent des biens, des services et des savoirs, redynamisent l’économie locale ou rendent leur village autonome grâce aux énergies renouvelables.
Qui sont-ils ? De simples citoyens et citoyennes. Mais ils sont les pionniers de nouveaux modes de vie, qui sont en train de transformer la planète. Bénédicte Manier, journaliste, a parcouru plusieurs pays et observé la réussite de ces révolutions silencieuses. Son livre est le premier à appréhender la dimension mondiale de ces alternatives qui foisonnent depuis trois décennies et ne cessent de se développer. Des initiatives qui n’émanent pas de groupes marginaux, mais de classes moyennes bien intégrées, aspirant à vivre dans un monde plus juste.
Il s’agit là d’un mouvement inédit, mené par une société civile lucide, ayant décidé de reprendre en main les enjeux qui la concernent et qui, des États-Unis à l’Inde, du Canada à la France, de l’Argentine au Japon, fait émerger des solutions innovantes à la plupart des maux de la planète. Peu à peu, elle dessine ainsi les contours d’une société plus participative, plus solidaire, plus humaine.

HématomeDans une chambre d’hôpital, une jeune femme se réveille péniblement. Elle ne sait ni qui elle est, ni pourquoi son corps la fait autant souffrir : sa mémoire est comme effacée.
À son chevet, Karter, son compagnon, effondré, lui apprend qu’on l’a agressée, puis violée. Dès sa sortie, Emma, assaillie par des flashs terrifiants, tente de reconstituer le puzzle de sa vie. Qui l’a agressée alors qu’elle attendait un enfant ? Quel grand malheur a mis un terme à sa carrière ? Et pourquoi le silence la sépare-t-il de son père depuis toutes ces années ?
Bribe par bribe, les souvenirs ressurgissent, sans apporter compréhension ni réconfort. Emma croise des personnages de plus en plus inquiétants et la mort semble peu à peu tout recouvrir autour d’elle…

Barcelona !Une théorie prétend qu’il suffit de six poignées de main pour relier une personne à une autre, où qu’elles soient dans le monde. Appliquant cette théorie au roman, Grégoire Polet représente Barcelone à travers une vingtaine de personnages, dont les destins se croisent, se tressent, se perdent et se retrouvent. De 2008 à 2012, alors que les Espagnols s’enlisent dans la crise économique, que les indignés se lèvent et que l’indépendantisme commence sa grande remontée, nous suivons la vie privée des personnages, leurs points de vue, leurs soucis et leurs aventures, leurs ambitions, leurs croyances, bien souvent contradictoires. Au centre de cet écheveau d’intrigues, Barcelone en majesté : son architecture, son histoire, son fonctionnement politique, ses atmosphères.
Dans la veine de Madrid ne dort pas et de Leurs vies éclatantes, une veine à la fois lyrique et précise, étincelante de vie, Grégoire Polet déploie son art du récit et des dialogues pour rendre à Barcelone toute la joie et la passion qu’elle lui inspire.

MANDERLEY_FOREVER.qxp_Mise en page 1« J’ai rêvé la nuit dernière que je retournais à Manderley. » C’est par cette phrase que commence Rebecca, le roman de Daphné du Maurier porté à l’écran par Alfred Hitchcock.
Depuis l’âge de douze ans, Tatiana de Rosnay, passionnée par la célèbre romancière anglaise, fait de Daphné du Maurier un véritable personnage de roman. Loin d’avoir la vie lisse d’une mère de famille, qu’elle adorait pourtant, elle fut une femme secrète dont l’œuvre torturée reflétait les tourments.
Retrouvant l’écriture ardente qui fit le succès d’Elle s’appelait Sarah, vendu à plus de neuf millions d’exemplaires à travers le monde, Tatiana de Rosnay met ses pas dans ceux de Daphné du Maurier le long des côtes escarpées de Cornouailles, s’aventure dans ses vieux manoirs chargés d’histoire qu’elle aimait tant, partage ses moments de tristesse, ses coups de cœur, ses amours secrètes.
Le livre refermé, le lecteur reste ébloui par le portrait de cette femme libre, bien certaine que le bonheur n’est pas un objet à posséder mais un état d’âme.

Le sang du moineLes précieuses reliques de saint Ailbe sont dérobées. Terrible présage que leur disparition ! Seule la clairvoyante Fidelma, soeur du roi, religieuse et avocate de renom, peut encore sauver le royaume du chaos annoncé. Avec l’aide de son cher Eadulf, un moine saxon, elle devra en toute vaillance désamorcer une redoutable conspiration.

 

 

 

 

 

Temps glaciairesFred Vargas revient avec un roman policier autour du commissaire Adamsberg, quatre ans après « L’Armée furieuse ». Entre Islande et Robespierre…

 

 

 

 

 

CVT_Complexe-dEden-Bellwether-le_6947Benjamin Wood signe un premier roman magistral sur les frontières entre génie et folie, la manipulation et ses jeux pervers – qui peuvent conduire aux plus extravagantes affabulations, à la démence ou au meurtre.
Cambridge, de nos jours. Au détour d’une allée de l’imposant campus, Oscar est irrésistiblement attiré par la puissance de l’orgue et des chants provenant d’une chapelle. Subjugué malgré lui, Oscar ne peut maîtriser un sentiment d’extase. Premier rouage de l’engrenage. Dans l’assemblée, une jeune femme attire son attention. Iris n’est autre que la sœur de l’organiste virtuose, Eden Bellwether, dont la passion exclusive pour la musique baroque s’accompagne d’étranges conceptions sur son usage hypnotique…
Bientôt intégré au petit groupe qui gravite autour d’Eden et Iris, mais de plus en plus perturbé par ce qui se trame dans la chapelle des Bellwether, Oscar en appelle à Herbert Crest, spécialiste incontesté des troubles de la personnalité. De manière inexorable, le célèbre professeur et l’étudiant manipulateur vont s’affronter dans une partie d’échecs en forme de duel, où chaque pièce avancée met en jeu l’équilibre mental de l’un et l’espérance de survie de l’autre.
L’auteur du Complexe d’Eden Bellwether manifeste un don de conteur machiavélique qui suspend longtemps en nous tout jugement au bénéfice d’une intrigue à rebonds tenue de main de maître.

La lune est blancheAprès Voyage aux îles de la Désolation et Un printemps à Tchernobyl, Emmanuel Lepage livre un documentaire, vivant, incarné. Humain en un mot ! d’une mission scientifique en Antarctique, en résonnance avec l’homme, l’humaniste, qu’il est. La Lune est blanche est aussi un beau témoignage sur la fraternité. Fraternité de la fratrie et fraternité de la famille humaine. Emmanuel Lepage dessine les portraits magnifiques de ces scientifiques en mission au bout du monde, de ces femmes et ces hommes discrets, se refusant en héros polaires, se voyant au contraire comme les maillons d’une chaîne qui oeuvre pour l’humanité. « Mais le voyage râpe les peaux qu’on se donne, les apparences sociales. On est nu, la peau à vif. C’est un miroir sans concession. » Tout à la fois bande dessinée documentaire, reportage, récit de voyage et introspection autobiographique, où textes, dessins et photos s’articulent et se répondent dans une harmonie sensible et émouvante, la Lune est blanche est aussi pour les auteurs, fascinés par ce grand désert blanc d’une « beauté pure, rare et unique », l’occasion de se questionner sur l’art et la création…

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